Enquête sur l’abattage de proximité

Enquête en Limousin

Antoine Klein est en stage à l’ARDEAR du 6 mars au 7 avril. Il réalise une enquête sur l’abattage de proximité grâce à 25 entretiens auprès d’éleveurs des trois départements et un questionnaire en ligne. Il réalise également son mémoire de recherche sur le Pôle Viande Locale de Bourganeuf. Le but de cette enquête est de comprendre les attentes des éleveurs afin de faire émerger de nouveaux projets.  Laissons la parole à Antoine :

Les questionnements autour des abattoirs

« Depuis quarante ans, le nombre d’abattoirs en France n’a cessé de diminuer : alors qu’en 1970 on dénombrait plus de 2500 tueries particulières, près de 1 000 abattoirs publics et une centaine d’abattoirs privés, en 2010 il n’en reste plus que 286. On observe un double processus de concentration géographique et économique des abattoirs français, comme en Limousin avec les fermetures des abattoirs d’Auzances (2000), Saint-Yrieix, Guéret (2006) et Eymoutiers (2007).

Alors que les scandales concernant les abattoirs insistent sur la question du bien-être animal, la réflexion autour de l’abattage de proximité entend répondre à des enjeux non seulement éthiques mais également économiques, sociaux et environnementaux. L’expression « abattage de proximité » recouvre plusieurs réalités (petite structure fixe locale, abattage mobile, abattage à la ferme dans un caisson) qui permettraient entre autres réduire le stress des animaux et l’emprunte carbone du secteur agricole, aux éleveurs de se ré-approprier une étape importante de la fabrication de la viande et de mieux valoriser leur travail en passant par exemple par les circuits courts.

Au vu du faible nombre d’exemples tant français qu’internationaux, les interrogations restent nombreuses : quels seraient les avantages à la mise en place d’un abattage de proximité ? l’abattage mobile serait-il plus approprié qu’une petite structure fixe ? quel en serait le coût et à quel type d’éleveurs s’adresserait-il ? etc.

restitution le 20 avril

L’enquête menée par l’ARDEAR cherche à  identifier les enjeux et les besoins sur une territoire dont le maillage en abattoir est de plus en plus lâche alors que l’élevage constitue une activité agricole centrale. Recueillir le point de vue des éleveurs est précieux pour mettre en lumière à la fois les contraintes et les difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans l’abattage de leur bêtes ainsi que les éléments logistiques, techniques et économiques à prendre en compte dans la mise en place de nouvelles formes d’abattage.

Nous vous convions le 20 avril 2017 à la ferme-auberge du Bontemps (Masleon) à 18h pour une présentation de l’abattage de proximité et une restitution orale de l’enquête.

 

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